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  • pièces électroniques
  • pièces métalliques
Soda Can Robug
4M

NOTE GLOBALE

❤️❤️💔

ÂGE CONSEILLÉ

8-10 ans

COMPÉTENCES

Motricité-Scolaire-Réflexion-

PRIX MOYEN

16 €

NBRE DE JOUEUR(S)

1

TAGS

Patience | Un joueur
  • Jouet scientifique
  • Interaction avec l’adulte
  • Objectif écologique
  • Plait aux passionnés de sciences
  • Initiation à la robotique
  • Le robot avance
  • Le robot fait du bruit
  • Développe la motricité fine
  • Nécessite patience et méthode
  • Travaille la lecture de consignes
  • Développe le raisonnement
  • Explications scientifiques
  • Schémas clairs et colorés
  • Ressemble peu à un « robot »
  • Peu joli avec une canette recyclée
  • Jouabilité limitée
  • Usage unique
  • Fragilité des pièces
  • Prix
  • Présence d’un adulte requise
  • Robot n’avance pas droit
  • Notice en anglais
  • Nécessite des outils
  • Bruit désagréable

Description

Soda Can Robug est un kit à monter grâce auquel on construit un robot insecte à partir d’une canette.

La structure est faite de matériaux légers (métal et plastique). Elle est surmontée d’un moteur qui provoque des vibrations permettant au robot de se déplacer. Une fois la structure montée et le moteur allumé, le robot avance sur le sol en vibrant et en émettant un bruit qui rappelle celui d’un GSM sonnant en mode silencieux.

ANALYSE

Grâce aux fils métalliques enroulés et aux divers mécanismes qui apparaissent à travers les boitiers, le Robug a un petit côté savant fou que les enfants apprécient. Le produit fini est plus grand qu’une construction Nanoblocks (par exemple), ce qui a enchanté Denis, notre testeur de 10 ans. Malgré ces aspects positifs, Denis a été un peu déçu par l’apparence générale de son robot insecte. Contrairement à l’illustration montrée sur la boite, le kit ne contient pas de canette vierge. Il faut utiliser une canette commercialisée, colorée et couverte d’inscriptions… C’est le principe du recyclage, mais le résultat final est beaucoup moins convaincant. Denis aurait espéré que celui-ci ressemble davantage à un robot qu’à une canette motorisée… Petit conseil pour ceux qui voudraient minimiser l’impact des inscriptions présentes sur la boite de soda : prévoyez de la peindre ou de la décorer avec du papier. De cette manière, vous pourrez la faire ressembler à l’insecte choisi par votre enfant (abeille, mouche, coccinelle…).

De l’avis de nos familles testeuses et de nos experts, ce produit est cher. Il faut en effet débourser une bonne quinzaine d’euros pour un jouet dont l’activité est très limitée : une heure de construction tout au plus. De plus, une fois l’insecte construit, l’enfant ne peut rien en faire sinon l’observer…

Les pièces sont suffisamment solides pourvu qu’on les utilise de manière soigneuse et attentive. Malgré cela, un enfant brusque ou maladroit aura vite fait d’abimer les pièces au cours du montage (les fils de fer sont fins et ne pourraient résister à une torsion, intentionnelle ou non). Le robot est fin et ne résistera pas aux chutes ou à une utilisation brutale… Ce jouet est donc à réserver aux enfants patients et minutieux !

La présence de pièces métalliques (pointues et/ou coupantes) suppose qu’un adulte guide l’enfant durant la construction du robot. Le scientifique en herbe passe donc un agréable moment (40 à 60 minutes) avec ses parents. Quant à eux, les adultes sont généralement curieux d’observer le résultat final et apprécient également l’activité, à condition qu’ils soient intéressés par l’aspect technique du jeu...

L’objectif du fabricant est louable : promouvoir l’écologie, sensibiliser l’enfant au recyclage, lui démontrer qu’on peut réutiliser ses déchets, détourner l’utilisation première d’un objet…

Ce jeu plait surtout aux enfants attirés par la science et la mécanique. On le destinera donc aux « savants fous » et aux « petits bricoleurs » ! Les enfants attirés par ce genre de jeu apprécieront cette « initiation » à la robotique et développeront l’envie d’aller plus loin… Peut-être assisterons-nous même à la naissance d’une passion ! Par contre, les autres n’y trouveront aucun plaisir.

Lorsque l’enfant a fini son insecte, il est fier d’en montrer le résultat et l’exposera avec fierté dans sa chambre. Chez Jouons malin, nous regrettons toutefois le côté « usage unique » du jeu. L’insecte ne peut être construit qu’une seule fois et dès lors que l’enfant a terminé son montage, il lui faudra se contenter de le regarder bouger… C’est dommage, d’autant que l’insecte n’avance pour ainsi dire jamais où l’enfant le voudrait. La trajectoire du robot est sans cesse déviée et l’enfant se lasse assez vite d’enlever les obstacles sur son passage. Il y a donc fort à papier que le Soda Can Robug finira rapidement son existence quelque part sur une étagère.

Inutile de le préciser, la fabrication du robot mobilise la motricité fine (attacher les pièces les unes aux autres, visser, plier les jambes du robot correctement, sinon il est déséquilibré et tombe, etc.). L’enfant devra faire preuve de patience, de précision et de méthode.

Il devra aussi s’appliquer durant la lecture des consignes de montage. Grâce au Soda Can Robug, il développera ses capacités de raisonnement. En plus, la notice fournie explique en détail le fonctionnement du mécanisme (pourquoi la canette avance, comment l'électricité est envoyée, etc.). Voilà qui intéressera les plus passionnés !

Toutefois, pour avoir accès à ces explications, il faut que la notice soit traduite en français. Malheureusement, dans la boite de jeu que Jouons Malin a achetée, la notice figurait exclusivement en anglais. Pour peu que les parents (et l’enfant à plus forte raison) ne parlent pas l’anglais, le jeu est compromis puisque les explications sont absolument nécessaires durant le montage. Heureusement, les schémas sont clairs, colorés et agréables à consulter. Ils ont permis à Denis de compenser le manque de traduction française.

Enfin, le petit testeur de Jouons malin a regretté le côté peu pratique du Soda Can Robug : contrairement à ce qui est indiqué sur le site Web, il a dû s’équiper d’outils particuliers qui n’étaient pas fournis (des petits tournevis). De plus, les piles ne sont pas non plus fournies dans la boite, le montage est globalement complexe et nécessite la guidance d’un adulte, et l’insecte émet un bruit plutôt désagréable au final…

CONCLUSION

Même si l’objectif global du jouet est louable, le kit de construction Soda Can Robug ne nous convainc pas totalement. Le jeu est à « usage unique » et son potentiel de jouabilité reste assez faible. Il plaira toutefois aux enfants calmes et patients, attirés par la science et la robotique, à condition que la notice soit traduite dans la bonne langue.

Astuce éducative

Denis n’aime pas les jouets dont on ne se sert qu’une fois. Il a donc décidé de démonter son insecte afin d’utiliser le moteur avec avec ses Legos Technic… N’hésitez pas à en faire autant !

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